Néoténie · Neoteny In fr.Wikipediaen.Wikipedia Rubrique … · et alia vel alii   [te]

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Document ou publication ici du samedi 5 février 2022
Article revu le 23 février 2022


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Nota bene : Sur page en.Wikipedia · On en.Wikipedia Page ⁘ “Stephen Jay Gould on Louis [Lodewijk] Bolk’s account”: In 1926, Louis Bolk described neoteny as the major process in humanization.[18][13] In his 1977 book ‘Ontogeny and Phylogeny,’[19] Stephen Jay Gould noted that Bolk’s account constituted an attempted justification for ‘scientific’ racism and sexism, but acknowledged that Bolk had been right in the core idea (… ⇦ Gould about Bolk)” (➪ Traduction en langue française)

Page spécifique “Neoteny in humans” (en.wikipedia) (Néoténie chez les humains)

Uniquement en anglais sur Wikipedia, page très développée  
(et en espagnol, en version très réduite)

Page « Néoténie » (en général) (fr.wikipedia) · “Neoteny” (in general) (en.wikipedia)

  • N.b., Wikipedia Current Page:
    En.Wikipedia.org/wiki/Neoteny
  • « Néoténie » selon page au 5 février 2022 (fr.wikipedia)

    “Neoteny” as per page on 5th February 2022 (en.wikipedia)

       Traduction en langue française effectuée de la version en.wikipedia (…)

    (…) ci-après en “blocs repliables” indiqués par «    ».

    La néoténie décrit, en biologie du développement, la conservation de caractéristiques juvéniles chez les adultes d’une espèce, ou le fait d’atteindre la maturité sexuelle pour un organisme encore au stade larvaire. Ces phénomènes sont surtout observés chez des amphibiens et des insectes, pour lesquels on parle de pédogenèse.

    Il s’agit d’un cas particulier d’hétérochronie et d’un type de pédomorphose.

       [Incipit] (traduction de en.wikipedia)

    La néoténie, également appelée juvénilisation, est le report ou le ralentissement du développement physiologique (ou somatique) d’un organisme, typiquement un animal. La néoténie se retrouve chez les humains modernes (par rapport aux autres primates). Dans la progénèse (également appelée pédogenèse), le développement sexuel est accéléré.

    La néoténie et la progénèse entraînent toutes deux le pédomorphisme (ou pédomorphose), un type d’hétérochronie, c’est-à-dire la rétention chez l’adulte de traits qui n’étaient auparavant observés que chez les jeunes. Une telle rétention est importante en biologie de l’évolution, en domestication et en biologie du développement évolutif.

    Certains auteurs définissent le pédomorphisme comme la rétention de traits larvaires, comme on le voit chez les salamandres.

    Neoteny (/niˈɒtəni/),[1][2][3][4] also called juvenilization,[5] is the delaying or slowing of the physiological (or somatic) development of an organism, typically an animal. Neoteny is found in modern humans (compared to other primates).[6] In progenesis (also called paedogenesis), sexual development is accelerated.[7]

    Both neoteny and progenesis result in paedomorphism (or paedomorphosis), a type of heterochrony.[8] It is the retention in adults of traits previously seen only in the young. Such retention is important in evolutionary biology, domestication and evolutionary developmental biology.

    Some authors define paedomorphism as the retention of larval traits, as seen in salamanders.[9][10][11]

    Étymologie (fr.wikipedia)

    Le terme néoténie a été proposé par le biologiste Julius Kollmann dans plusieurs articles écrits en 1883 et publiés en 1884 ou 1885. Le mot est la juxtaposition du préfixe neo, signifiant nouveau, et du grec teinein, signifiant étendre.

       Histoire et étymologie (traduction de en.wikipedia)

    [Image]·[Diagramme des six types de glissement dans l’hétérochronie, une modification dans le moment ou le rythme de quelque processus que ce soit du développement embryonnaire. Le prédéplacement, l’hypermorphose et l’accélération (rouge) prolongent le développement (péramorphose) ; le postdéplacement, l’hypomorphose et la décélération (bleu) le tronquent tous (paedomorphose)].

    Les origines du concept de néoténie remontent à la Bible [vague] (comme l’a soutenu Ashley Montagu) et à la phrase du poète William Wordsworth « L’enfant est le père de l’homme » (comme l’a soutenu Barry Bogin). Le terme lui-même a été inventé en 1885 par Julius Kollmann alors qu’il décrivait la maturation de l’axolotl qui reste dans un stade aquatique semblable à celui du têtard, complet y compris avec des branchies, contrairement à d’autres amphibiens adultes comme les grenouilles et les crapauds.

    Le mot néoténie est emprunté à l’allemand Neotenie, ce dernier construit par Kollmann à partir du grec νέος (neos, « jeune ») et τείνειν (teínein, « étirer, étendre »). L’adjectif est soit « néoténique », soit « néoténeux ». Pour le contraire de « néoténique », différentes autorités en la matière utilisent soit « gérontomorphe », soit « péramorphe ». Bogin fait observer que Kollmann avait l’intention de donner le sens de « conserver la jeunesse », mais qu’il avait manifestement confondu le grec teínein avec le latin tenere, qui avait le sens qu’il voulait, « conserver », de sorte que le nouveau mot signifierait « la conservation de la jeunesse (à l’âge adulte) ». [Note de traduction : N.b. : l’objection paraît stupide, τείνειν (teínein, « étirer, étendre ») n’a dans le contexte pas d’autre sens que celui de « conserver », tenere lat. ayant (et en l’occurrence de toute évidence directe par l’assemblage de lettres d’alphabets respectifs composant ces deux mots) la même racine que gr. τείνειν teínein.

    En 1926, Louis Bolk [Lodewijk Bolk] décrivit la néoténie comme le processus le plus important de l’humanisation. Dans son livre Ontogeny and Phylogeny Ontogénie et philogénie »] de 1977, Stephen Jay Gould nota que le récit de Bolk constituait une justification attentée du racisme et du sexisme “scientifiques”, mais reconnut que Bolk avait eu raison dans la notion centrale que les humains diffèrent des autres primates en devenant sexuellement mûrs à un stade infantile du développement corporel.

    History and etymology (en.wikipedia)

    [Image]·[Diagram of the six types of shift in heterochrony, a change in the timing or rate of any process in embryonic development. Predisplacement, hypermorphosis, and acceleration (red) extend development (peramorphosis) ; postdisplacement, hypomorphosis, and deceleration (blue) all truncate it (paedomorphosis).]

    The origins of the concept of neoteny have been traced to the Bible[vague] (as argued by Ashley Montagu) and to the poet William Wordsworth’s “The Child is the father of the Man” (as argued by Barry Bogin). The term itself was invented in 1885 by Julius Kollmann as he described the axolotl’s maturation while remaining in a tadpole-like aquatic stage complete with gills, unlike other adult amphibians like frogs and toads.[12][13]

    The word neoteny is borrowed from the German Neotenie, the latter constructed by Kollmann from the Greek νέος (neos, “young”) and τείνειν (teínein, “to stretch, to extend”). The adjective is either “neotenic” or “neotenous”.[14] For the opposite of “neotenic”, different authorities use either “gerontomorphic”[15][16] or “peramorphic”.[17] Bogin points out that Kollmann had intended the meaning to be “retaining youth”, but had evidently confused the Greek teínein with the Latin tenere, which had the meaning he wanted, “to retain”, so that the new word would mean “the retaining of youth (into adulthood)”.[13]

    In 1926, Louis Bolk described neoteny as the major process in humanization.[18][13] In his 1977 book Ontogeny and Phylogeny,[19] Stephen Jay Gould noted that Bolk’s account constituted an attempted justification for “scientific” racism and sexism, but acknowledged that Bolk had been right in the core idea that humans differ from other primates in becoming sexually mature in an infantile stage of body development.[13]

    Exemples classiques
    (…) [quelques lignes anecdotiques sans pertinence ici]

    Néoténie et évolution adaptative (fr.wikipedia) :
    Chez l’être humain (fr.wikipedia)

    Cette théorie du développement de l’être humain (ontogenèse) a été élaborée par Louis Bolk dans les années 1920-1930 en se fondant sur l’observation d’une série de caractéristiques communes de l’homme avec de jeunes primates. Selon cette approche, la boîte crânienne non soudée à la naissance, l’absence de pilosité du bébé ou la faiblesse de l’appareil musculaire sont des marques de néoténie.

    Dans les années 1970 Stephen Jay Gould a réhabilité les observations de Bolk en les réinterprétant à la faveur des connaissances de la science (évolution en mosaïque)1.

    L’importance de la néoténie pour la biologie humaine a été étudiée par Desmond Morris (par exemple dans son ouvrage : Le Singe nu2), notamment pour expliquer la désirabilité des caractères juvéniles chez la femme (voir attirance sexuelle).

    L’hypothèse du caractère néoténique au sens large de l’être humain possède aussi une dimension anthropologique, psychologique et philosophique, soulignée entre autres par Jacques Lacan.

    « Dès les années 1930, en se fondant sur les travaux d’anatomie de son temps, Lacan défendait la thèse d’une « prématuration spécifique de la naissance chez l’homme » : tout se passe comme si l’être humain naissait prématurément. Il est fondamentalement inachevé, constitutivement déficient. Ainsi que l’écrit en une formule frappante Louis Bolk, référence chère à Lacan, « l’homme est, du point de vue corporel, un fœtus de primate parvenu à maturité sexuelle ». »
    — Frédéric Fruteau de Laclos, Émile Meyerson, Paris, Les Belles Lettres, 2014, p. 154-155

    Le philosophe français Dany-Robert Dufour3 a repris cette idée : du fait de son inachèvement, l’homme serait un être intrinsèquement prématuré, dépendant de la relation à l’autre, d’où la substitution nécessaire de la Culture à la Nature propre à cette espèce, et sa place particulière dans l’histoire de l’évolution, l’homme se réappropriant le monde par la parole, la croyance symbolique et la « création prothétique », c’est-à-dire la technique.

    Dans le cadre d’une interprétation relevant de l’anthropocentrisme, le paradoxe de la « débilité » naturelle de l’humanité au regard de sa prétendue supériorité évolutive pourrait être expliqué par une hypothèse encore plus audacieuse : par son essence inachevée et naturellement indéterminée à la naissance, l’homme jouirait d’une supériorité sélective du fait de l’extraordinaire plasticité des adaptations culturelles au regard de la sélection naturelle.[réf. nécessaire]

    La technique et la culture se substituant à la programmation instinctuelle des autres animaux, créent la possibilité d’adaptations beaucoup plus rapides que celles permises par le processus darwinien de sélection naturelle, fondé sur la transmission des caractères génétiques.

    Cette disposition implique en contrepartie l’extrême vulnérabilité des petits humains et leur longue dépendance vis-à-vis des sujets adultes, la socialisation constituant une étape nécessaire, longue et coûteuse en énergie, à la formation d’individus viables et autonomes.

    Konrad Lorenz dans Psychologie et phylogénèse évoque la néoténie humaine. Il la relie à sa curiosité et son ouverture au monde et sa déspécialisation. Elles en font un être curieux non spécialisé4.

    In humans (en.wikipedia)

    Main article : Neoteny in humans

    Neoteny in humans is the slowing or delaying of body development, compared to non-human primates, resulting in features such as a large head, a flat face, and relatively short arms. These neotenic changes may have been brought about by sexual selection in human evolution. In turn, they may have permitted the development of human capacities such as emotional communication. However, humans also have relatively large noses and long legs, both peramorphic (not neotenic) traits. Some evolutionary theorists have proposed that neoteny was a key feature in human evolution.[20] J. B. S. Haldane states a “major evolutionary trend in human beings” is “greater prolongation of childhood and retardation of maturity.”[5] Delbert D. Thiessen said that “neoteny becomes more apparent as early primates evolved into later forms” and that primates have been “evolving toward flat face.”[21] Doug Jones argued that human evolution’s trend toward neoteny may have been caused by sexual selection in human evolution for neotenous facial traits in women by men with the resulting neoteny in male faces being a “by-product” of sexual selection for neotenous female faces.[22]

       Chez les humains (traduction de en.wikipedia)

    Article principal : Néoténie chez l’homme

    La néoténie chez l’homme est le ralentissement ou le report du développement du corps, par comparaison avec les primates non humains, ce qui résulte en des caractéristiques telles qu’une grande tête, un visage plat et des bras relativement courts. Ces changements néoténiques peuvent avoir été provoqués par la sélection sexuelle dans l’évolution humaine. À leur tour, ils ont pu permettre le développement de capacités humaines telles que la communication émotionnelle. Cependant, les humains ont également un nez relativement grand et de longues jambes, deux traits péramorphiques (non néoténiques). Certains théoriciens de l’évolution ont proposé que la néoténie était une caractéristique clé de l’évolution humaine. J. B. S. Haldane soutient qu’une « tendance évolutive principale chez les êtres humains » est « une plus grande prolongation de l’enfance et un report de la maturité ». Delbert D. Thiessen indique que « la néoténie devient plus apparente à mesure que les premiers primates ont évolué vers des formes plus tardives » et que les primates ont « évolué vers un visage plat ». Doug Jones a fait valoir que la tendance de l’évolution humaine vers la néoténie peut avoir été causée par la sélection sexuelle dans l’évolution humaine pour les traits faciaux néoténeux chez les femmes par les hommes, la néoténie résultante dans les visages masculins étant un « produit connexe » de la sélection sexuelle pour les visages féminins néoténeux.

    Cas des espèces domestiques (fr.wikipedia)

    Par ailleurs, on distingue chez les animaux une tendance à la conservation de caractères juvéniles lors de la domestication. Par exemple, les chiens remuent la queue et aboient comme le font les louveteaux, mais conservent ce comportement toute leur vie alors que les loups l’abandonnent à l’âge adulte. De même, les chats sauvages adultes ne ronronnent plus et ne jouent plus, alors que les chats domestiques le font souvent jusqu’à la vieillesse. Le même phénomène a été observé pour les renards domestiqués lors de l’expérience de Dmitri Beliaïev.

    Des races de chiens telles que les molossoïdes sont situées dans le bas de l’échelle néoténique (caractères plus juvéniles) alors que d’autres races de type primitif ou de type Spitz (Groupe 5 selon la Nomenclature FCI) se situent plus haut sur cette échelle (chiens plus « adultes » exprimant moins de caractères juvéniles)5.

       Chez les animaux domestiques (traduction de en.wikipedia)

    Plus d’informations : Domestication des animaux

    La néoténie est observée chez les animaux domestiqués tels que les chiens et les souris. Cela est dû au fait qu’il y a plus de ressources disponibles, moins de compétition pour ces ressources, et avec la compétition réduite, les animaux dépensent moins d’énergie pour obtenir ces ressources. Cela leur permet d’atteindre la maturité et de se reproduire plus rapidement que leurs homologues sauvages. L’environnement dans lequel les animaux domestiques sont élevés détermine si la néoténie est présente ou non chez ces animaux. La néoténie évolutive peut apparaître chez une espèce lorsque ces conditions se produisent et qu’une espèce devient sexuellement mature avant son « développement normal ». Une autre explication de la néoténie chez les animaux domestiqués peut être la sélection de certaines caractéristiques comportementales. Le comportement est lié à la génétique, ce qui signifie que lorsqu’un trait comportemental est sélectionné, un trait physique peut également l’être en raison de mécanismes tels que le déséquilibre de liaison. Souvent, les comportements juvéniles sont sélectionnés afin de domestiquer plus facilement une espèce ; l’agressivité chez certaines espèces vient avec l’âge adulte lorsqu’il y a une nécessité de compétition pour les ressources. S’il n’y a pas nécessité de compétition, alors il n’y a pas nécessité d’agression. La sélection de caractéristiques comportementales juvéniles peut conduire à la néoténie dans les caractéristiques physiques puisque, par exemple, avec la nécessité réduite de comportements comme l’agression, il n’y a pas besoin de traits développés qui contribueraient à cela. Les traits qui peuvent devenir néoténiques en raison de la diminution d’agressivité peuvent être un museau plus court et une taille générale plus petite chez les individus domestiqués. Des traits physiques néoténiques courants chez les animaux domestiqués (principalement les chiens, les cochons, les furets, les chats et même les renards) incluent des oreilles souples, des changements dans le cycle de reproduction, des queues ondulées, une coloration pie, des vertèbres moins nombreuses ou raccourcies, de grands yeux, un front arrondi, des oreilles grandes et un museau raccourci.

    [Image]·[Néoténie et réduction de la taille du crâne - crânes de loup gris et de chihuahua]
    Lorsque le rôle des chiens s’est élargi, de simples chiens de travail à des chiens devenant aussi des compagnons, les humains ont commencé un élevage sélectif pour la néoténie morphologique, et cet élevage sélectif pour la « néoténie ou paedomorphisme » « a renforcé le lien humains-canins ». Les humains ont élevé des chiens pour qu’ils aient plus de « traits physiques juvéniles » à l’âge adulte, comme des museaux courts et des yeux espacés qui sont associés aux chiots puisque les gens considèrent généralement ces traits comme plus attirants. Certaines races de chiens au museau court et à la tête large, comme le Komondor, le Saint-Bernard et le Berger de Maremma, sont morphologiquement plus néoténiques que d’autres races de chiens. Les épagneuls Cavaliers King Charles sont un exemple de sélection pour la néoténie, étant dotés de grands yeux, d’oreilles pendantes et de pattes compactes, ce qui leur donne à l’âge adulte une morphologie similaire à celle de chiots.

    En 2004, une étude qui a porté sur 310 crânes de loups et plus de 700 crânes de chiens représentant 100 races a conclu que l’évolution des crânes de chiens ne peut généralement pas être décrite par des processus hétérochrones tels que la néoténie, bien que certaines races de chiens pédomorphes aient des crânes qui ressemblent aux crânes de loups juvéniles. En 2011, les conclusions du même chercheur étaient simplement « Les chiens ne sont pas des loups pédomorphes ».

    In domestic animals (en.wikipedia)

    Further information : Domestication of animals

    Neoteny is seen in domesticated animals such as dogs and mice.[23] This is because there are more resources available, less competition for those resources, and with the lowered competition the animals expend less energy obtaining those resources. This allows them to mature and reproduce more quickly than their wild counterparts.[23] The environment that domesticated animals are raised in determines whether or not neoteny is present in those animals. Evolutionary neoteny can arise in a species when those conditions occur, and a species becomes sexually mature ahead of its “normal development”. Another explanation for the neoteny in domesticated animals can be the selection for certain behavioral characteristics. Behavior is linked to genetics which therefore means that when a behavioral trait is selected for, a physical trait may also be selected for due to mechanisms like linkage disequilibrium. Often, juvenile behaviors are selected for in order to more easily domesticate a species ; aggressiveness in certain species comes with adulthood when there is a need to compete for resources. If there is no need for competition, then there is no need for aggression. Selecting for juvenile behavioral characteristics can lead to neoteny in physical characteristics because, for example, with the reduced need for behaviors like aggression, there is no need for developed traits that would help in that area. Traits that may become neotenized due to decreased aggression may be a shorter muzzle and smaller general size among the domesticated individuals. Some common neotenous physical traits in domesticated animals (mainly dogs, pigs, ferrets, cats, and even foxes) include floppy ears, changes in the reproductive cycle, curly tails, piebald coloration, fewer or shortened vertebra, large eyes, rounded forehead, large ears, and shortened muzzle.[24][25]

    [Image]·[Neoteny and reduction in skull size – grey wolf and chihuahua skulls]
    When the role of dogs expanded from just being working dogs to also being companions, humans started selective breeding dogs for morphological neoteny, and this selective breeding for “neoteny or paedomorphism” “strengthened the human-canine bond.”[26] Humans bred dogs to have more “juvenile physical traits” as adults, such as short snouts and wide-set eyes which are associated with puppies because people usually consider these traits to be more attractive. Some breeds of dogs with short snouts and broad heads such as the Komondor, Saint Bernard and Maremma Sheepdog are more morphologically neotenous than other breeds of dogs.[27] Cavalier King Charles spaniels are an example of selection for neoteny because they exhibit large eyes, pendant-shaped ears and compact feet, giving them a morphology similar to puppies as adults.[26]

    In 2004, a study that used 310 wolf skulls and over 700 dog skulls representing 100 breeds concluded that the evolution of dog skulls can generally not be described by heterochronic processes such as neoteny, although some pedomorphic dog breeds have skulls that resemble the skulls of juvenile wolves.[28] By 2011, the findings by the same researcher were simply “Dogs are not paedomorphic wolves.”[29]

    Autre (fr.wikipedia)

    La néoténie existe également dans la lignée verte, et particulièrement chez les plantes présentes en milieu très sec. Ainsi, à la moindre averse, les graines germent et fleurissent très rapidement, devenant susceptibles de reproduction sexuée avant même que l’appareil végétatif soit pleinement développé. Cette stratégie a été sélectionnée car elle garantit une reproduction même dans le cas où les plantes meurent avant la fin de leur développement. On retrouve également la néoténie chez Welwitschia mirabilis, une Gnétophyte du désert du Namib.

    Enfin, sur un plan plus général, le terme néoténie peut signifier « une transformation, un remaniement d’un patrimoine structural existant en opposition à la création d’une structure en tous points nouvelle »6.

       Chez d’autres espèces (traduction de en.wikipedia)

    [Image]·[Une salamandre verte avec quatre pattes courtes]·[L’axolotl est une salamandre néoténique, conservant souvent des branchies tout au long de sa vie].

    La néoténie a été observée chez de nombreuses autres espèces. Il est important de noter la différence entre la néoténie partielle et la néoténie complète lorsque l’on observe d’autres espèces, afin de distinguer les traits juvéniles qui sont avantageux à court terme de ceux qui sont bénéfiques tout au long de la vie de l’organisme ; cela peut permettre de déterminer la cause de la néoténie chez une espèce. La néoténie partielle est la persistance de la forme larvaire au-delà de l’âge habituel de maturité, avec un développement sexuel possible (progénèse) et une éventuelle évolution vers la forme adulte ; c’est le cas de la grenouille Lithobates clamitans. La néoténie complète est observée chez Ambystoma mexicanum et certaines populations d’Ambystoma tigrinum, qui restent à l’état larvaire toute leur vie. Lithobates clamitans est partiellement néotène ; elle retarde sa maturité durant l’hiver car moins de ressources sont disponibles ; elle peut trouver des ressources plus facilement à l’état larvaire. Cela combine les deux causes principales de la néoténie ; l’énergie nécessaire pour survivre en hiver en tant qu’adulte nouvellement formé est trop importante, l’organisme présente donc des caractéristiques néotènes jusqu’à ce qu’il puisse mieux survivre en tant qu’adulte. Ambystoma tigrinum conserve sa néoténie pour une raison similaire ; cependant, cette conservation est permanente en raison du manque de ressources disponibles tout au long de sa vie. C’est un autre exemple de cause environnementale de la néoténie. Plusieurs espèces aviaires, comme les manakins Chiroxiphia linearis et Chiroxiphia caudata, présentent une néoténie partielle. Les mâles de ces deux espèces conservent un plumage juvénile pendant l’âge adulte, et le perdent lorsqu’ils sont pleinement mûrs. Chez certaines espèces d’oiseaux, la conservation du plumage juvénile est liée à la période de mue de chaque espèce. Pour éviter tout chevauchement entre les périodes de mue et d’accouplement, les oiseaux peuvent présenter une néoténie partielle du plumage ; les mâles n’atteignent pas leur plumage adulte brillant avant que les femelles ne soient prêtes à s’accoupler. La néoténie se produit dans la mesure où les mâles ne sont pas dans la nécessité de muer précocement, et où tenter de s’accoupler avec des femelles immatures serait inefficient du point de vue énergétique.

    La néoténie est couramment observée chez les insectes non volants, tels que les femelles de l’ordre des Strepsiptera. L’absence de vol chez les insectes a évolué séparément à plusieurs reprises ; des facteurs qui ont pu contribuer à ces évolutions respectives sont la haute altitude, l’isolement géographique (îles) et les basses températures. Dans ces conditions environnementales, la dispersion serait désavantageuse ; la chaleur est perdue plus rapidement par les ailes dans les climats plus froids. Les femelles de certains groupes d’insectes deviennent sexuellement mûres sans métamorphose, et certaines ne développent pas d’ailes. L’absence de vol chez certains insectes femelles a été associée à une fécondité plus élevée. Les pucerons sont un exemple d’insectes qui peuvent ne jamais développer d’ailes, en fonction de leur environnement. Si les ressources sont abondantes sur une plante hôte, il leur est inutile de développer des ailes et de se disperser. Si les ressources diminuent, leur progéniture peut développer des ailes pour se disséminer vers d’autres plantes hôtes.

    Deux environnements qui favorisent la néoténie sont les hautes altitudes et les températures fraîches, car les individus néoténiques ont une meilleure condition physique que les individus qui se métamorphosent en une forme adulte. L’énergie requise pour la métamorphose nuit à la condition physique de l’individu, et les individus néoténiques peuvent utiliser les ressources disponibles plus facilement. Cette tendance est observée dans une comparaison des espèces de salamandres à basse et à haute altitude ; dans un environnement frais de haute altitude, les individus néoténiques survivent davantage et sont plus féconds que ceux qui se métamorphosent en adultes. Les insectes vivant dans des environnements plus frais ont tendance à présenter une néoténie s’agissant du vol car les ailes ont une surface élevée et perdent rapidement de la chaleur ; il est désavantageux pour les insectes de se métamorphoser en adultes.

    De nombreuses espèces de salamandres, et les amphibiens en général, présentent une néoténie environnementale. L’axolotl et l’olm sont des espèces de salamandres qui conservent leur forme aquatique juvénile tout au long de l’âge adulte, exemples de néoténie complète. Les branchies sont une caractéristique juvénile répandue chez les amphibiens qui sont conservées après avoir atteint la maturité ; les exemples sont la salamandre tigrée et le triton à peau rugueuse, qui conservent tous deux leurs branchies à l’âge adulte.

    Les bonobos partagent de nombreuses caractéristiques physiques avec les humains, notamment un crâne néoténique. La forme de leur crâne ne change pas à l’âge adulte (seulement augmentant en taille), en raison du dimorphisme sexuel et d’un changement évolutif dans la séquence du développement. Les juvéniles deviennent sexuellement mûrs avant que leur corps ne se soit complètement développé en tant qu’adultes et, en raison d’un avantage sélectif, la structure néoténique du crâne demeure[citation nécessaire].

    Dans certains groupes, tels que les familles d’insectes Gerridae, Delphacidae et Carabidae, les coûts énergétiques entraînent la néoténie ; de nombreuses espèces de ces familles ont de petites ailes néoténiques ou n’en ont pas du tout. Certaines espèces de grillons se séparent de leurs ailes à l’âge adulte ; dans le genre Ozopemon, les mâles (que l’on pense être le premier exemple de néoténie chez les coléoptères) sont nettement plus petits que les femelles en raison de la consanguinité ; chez le termite Kalotermes flavicollis, la néoténie est observée chez les femelles en mue.

    Chez d’autres espèces, comme la salamandre du Nord-Ouest (Ambystoma gracile), les conditions environnementales — la haute altitude, dans ce cas — provoquent la néoténie. La néoténie est également présente chez quelques espèces de la famille des crustacés Ischnomesidae, qui vivent dans les profondeurs océaniques.

    In other species (en.wikipedia)

    [Image]·[A green salamander with four short legs]·[The axolotl is a neotenous salamander, often retaining gills throughout its life.]

    Neoteny has been observed in many other species. It is important to note the difference between partial and full neoteny when looking at other species, to distinguish between juvenile traits which are advantageous in the short term and traits which are beneficial throughout the organism’s life ; this might provide insight into the cause of neoteny in a species. Partial neoteny is the retention of the larval form beyond the usual age of maturation, with possible sexual development (progenesis) and eventual maturation into the adult form ; this is seen in the frog Lithobates clamitans. Full neoteny is seen in Ambystoma mexicanum and some populations of Ambystoma tigrinum, which remain in larval form throughout their lives.[30][31] Lithobates clamitans is partially neotenous ; it delays maturation during the winter as fewer resources are available ; it can find resources more easily in its larval form. This encompasses both of the main causes of neoteny ; the energy required to survive in the winter as a newly-formed adult is too great, so the organism exhibits neotenous characteristics until it can better survive as an adult. Ambystoma tigrinum retains its neoteny for a similar reason ; however, the retention is permanent due to the lack of available resources throughout its lifetime. This is another example of an environmental cause of neoteny. Several avian species, such as the manakins Chiroxiphia linearis and Chiroxiphia caudata, exhibit partial neoteny. The males of both species retain juvenile plumage into adulthood, losing it when they are fully mature.[32] In some bird species, the retention of juvenile plumage is linked to the molting time in each species. To ensure no overlap between molting and mating times, the birds may exhibit partial neoteny in plumage ; males do not attain their bright, adult plumage before the females are prepared to mate. Neoteny is present because there is no need for the males to molt early, and trying to mate with immature females would be energy-inefficient.

    Neoteny is commonly seen in flightless insects, such as the females of the order Strepsiptera. Flightlessness in insects has evolved separately a number of times ; factors which may have contributed to the separate evolution of flightlessness are high altitude, geographic isolation (islands), and low temperatures.[33] Under these environmental conditions, dispersal would be disadvantageous ; heat is lost more rapidly through wings in colder climates. The females of certain insect groups become sexually mature without metamorphosis, and some do not develop wings. Flightlessness in some female insects has been linked to higher fecundity.[33] Aphids are an example of insects which may never develop wings, depending on their environment. If resources are abundant on a host plant, there is no need to grow wings and disperse. If resources become diminished, their offspring may develop wings to disperse to other host plants.[34]

    Two environments which favor neoteny are high altitudes and cool temperatures, because neotenous individuals have more fitness than individuals which metamorphose into an adult form. The energy required for metamorphosis detracts from individual fitness, and neotenous individuals can utilize available resources more easily.[35] This trend is seen in a comparison of salamander species at lower and higher altitudes ; in a cool, high-altitude environment, neotenous individuals survive more and are more fecund than those which metamorphose into adult form.[35] Insects in cooler environments tend to exhibit neoteny in flight because wings have a high surface area and lose heat quickly ; it is disadvantageous for insects to metamorphose into adults.[33]

    Many species of salamander, and amphibians in general, exhibit environmental neoteny. Axolotl and olm are salamander species which retain their juvenile aquatic form throughout adulthood, examples of full neoteny. Gills are a common juvenile characteristic in amphibians which are kept after maturation ; examples are the tiger salamander and rough-skinned newt, both of which retain gills into adulthood.[30]

    Bonobos share many physical characteristics with humans, including neotenous skulls.[36] The shape of their skull does not change into adulthood (only increasing in size), due to sexual dimorphism and an evolutionary change in the timing of development.[36] Juveniles became sexually mature before their bodies had fully developed as adults and, due to a selective advantage, the skull’s neotenic structure remained.[citation needed]

    In some groups, such as the insect families Gerridae, Delphacidae and Carabidae, energy costs result in neoteny ; many species in these families have small, neotenous wings or none at all.[34] Some cricket species shed their wings in adulthood ;[37] in the genus Ozopemon, males (thought to be the first example of neoteny in beetles) are significantly smaller than females due to inbreeding.[38] In the termite Kalotermes flavicollis, neoteny is seen in molting females.[39]

    In other species, such as the northwestern salamander (Ambystoma gracile), environmental conditions – high altitude, in this case – cause neoteny.[40] Neoteny is also found in a few species of the crustacean family Ischnomesidae, which live in deep ocean water.[41]

    Remarque (fr.wikipedia)
    〔portant sur la « théorie de la récapitulation »〕

    L’existence de la néoténie rappelle qu’il ne faut pas prendre trop au pied de la lettre l’expression de Ernst Haeckel selon laquelle « l’ontogenèse (c’est-à-dire le développement de l’embryon) récapitule la phylogenèse (c’est-à-dire l’histoire de l’espèce) »7. C’est ce que l’on appelle la théorie de la récapitulation. Elle est globalement vraie, mais cesse de l’être si l’on descend au niveau du détail, car en cas de néoténie l’information génétique commandant le développement ultérieur possible de l’embryon ne s’exprime pas, et la correspondance n’est donc pas observée.

    ❱❱

    The existence of neoteny is a reminder that Ernst Haeckel’s expression that “ontogeny (i.e. the development of the embryo) recapitulates phylogeny (i.e. the history of the species)” should not be taken too literally. This is known as the recapitulation theory. It is globally true, but ceases to be so if one goes down to the level of detail, since in case of neoteny the genetic information controlling the possible further development of the embryo is not expressed, and therefore the correspondence is not observed.

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